<3




Toujours, Ensemble








-... Présentation ...-



Sachez qu'en franchissant ce seuil, c'est chez moi que vous entrez. Pas dans mon monde, je dirais plus simplement dans mon imagination. Je n'écris pas par excès de << fan-attitude >>. J'aime Tokio Hotel pour des raisons bien précises. Alors je répète, j'aime. Il n'y a pas plus simple, je crois que tout le monde connait ce sentiment.

Pour revenir à ce blog,
il est consacré à la fiction que j'écris. Comme je le disais, ce n'est pas par excès de << fan-attitude >>, mais pour moi. Ca me fait du bien, j'extériorise, j'invente quelque chose qui me permet d'oublier mon actuel. On retrouvera parfois mes états d'âmes. Si je le mets sur internet, ce n'est pas pour les commentaires, mais il est vrai que j'ai besoin d'être reconnue. Comme tout le monde, je crois. On aime tous les compliments, ils nous font avancer et nos lèvres s'étirent en un sourire grâce à eux. Et puis je veux progresser, et seuls vos avis pourront m'aider à y parvenir. Alors tout conseil est bon à prendre. Vous verrez mon style d'écriture évoluer puisque c'est la première fois que j'écris une histoire et, au fil d'un bon nombre de chapitres, je commence à acquérir de l'expérience.




Je vous décris ce qui m
e semble essentiel. Vous comprendrez tout au fil de l'histoire ; en somme, il n'y a qu'à préciser que tous les personnages sont de ma pure invention ainsi que leurs caractères, sauf les membres du groupe Tokio Hotel. Ils existent dans notre monde et dans celui de cette histoire, mais leurs caractères sortent de moi-même et non des magazines qui me désintéressent au plus au point. A propos des personnages, pour finir, le récit est à la première personne du singulier. Mais je ne me prends absolument pas pour une héroine, pour la simple et bonne raison que je n'en suis pas une.

Noa est donc le personnage qu
i raconte l'histoire de son point de vue. On y découvre alors tous ses sentiments et ses secrets et on ne sait que ce qu'elle-même sait.

Sa mei
lleure amie, c'est Lydie. Elles ont des liens forts mais fondés sur quelque chose de trop peu solide. Leur amitié ne marche pas dans le sens de la logique. Elles se parlent mal parce qu'elle s'y retrouvent, elles aiment la provocation -on ne sait pas encore pourquoi- et elles prennent ça comme de belles paroles. Jusque là, tout va bien. Le problème, c'est que Lydie connait la faiblesse de Noa mais elle ne la comprend pas et ne la respecte pas. Elles parlent rarement de leur passé commun, de peur que tout s'effondre. On peut dire que Noa se voile la face à ce propos dès qu'elle y pense.

Ces deux demoisel
les ont 16 ans et elles parlent couramment allemand. Pourquoi ? Parce que c'est une langue qui n'attire guère les étrangers, avec toutes ces consomnes qui forment un gros noeud de paroles impossible à défaire. C'est ainsi que chacune a cru pouvoir se rendre différente des autres, qui n'apprenaient que l'anglais et l'espagnol. C'est un peu léger, mais elles se sont ainsi senties loin de ceux que Noa appelle << les gens >>. Et puis après, c'est devenu une véritable fierté de maîtriser cette langue car est apparu le groupe Tokio Hotel. Au début, tout le monde disait << bof. >>. Mais au fil du temps, toutes les jeunes filles, au-delà des frontières allemandes, se sont mises à aimer et à jeter des regards envieux aux deux meilleurs amies qui parlaient la même langue que les quatre jeunes hommes convoités. Voilà la seule chose qui, d'après Noa et Lydie, ne les différencie pas du reste du monde : comme toute jeune fille, en l'année 2007, elles aiment Tokio Hotel.







Pour éviter de perturber les articles de l'histoire, j'écrirai tout ce qui y est hors-sujet ici. Les défis, eux seront en "transparent" pour ne pas non plus déranger. Je les laisse car à travers eux, vous avez la possibilité de me connaitre un peu plus, mais je ne les vous impose pas. Celles qui voudront les lire n'auront donc qu'à surligner. _ Les articles en vert sont dédicacés à Charline.






* Bonne lecture !








" * Un petit message à toutes celles qui n'en ont rien à faire de cette fiction.
Je suis désolée, mais je craque. J'ai supprimé tous mes "amis". C'est une idée stupide de Skyrock, d'après moi, car les amis sont quelque chose de très précieux et qui se compte sur les doigts d'une seule main. Il ont vraiment vulgarisé ce terme. Ce pourquoi, 100 amis, je trouve ça un peu gros. Et oui, j'ai effacé cette ironie. Ensuite, mon blog est en train de pourrir. Cette histoire que j'ai sortie de moi-même avec tant de passion est submergée par des publicités. Un de ces jours, je ferai le tri. Parce qu'avoir 4954 commentaires à ce jour, c'est bien beau, mais c'est surtout stupide, car ce n'est même pas sincère. Tout le monde (ou presque) maintenant se fiche de ce blog. Mais pour moi il reste très important, alors je n'ai plus envie de l'abandonner aux publicités. Je ne laisserai pas faire toutes celles qui se contrefichent du travail des autres.
Après tout, c'est le mien. "


Voyez le dernier article, dernière page, dernier tout.
Vous devenez de plus en plus irrespectueuses & j'en ai vraiment assez.
(Je m'excuse pour les rares & adorables lectrices.)


Donc PAS DE PUBLICITES, PAS DE DEMANDES EN "AMI", MERCI !!






Just-th-fic .

# Gepost op zaterdag 03 maart 2007, 11u23

Gewijzigd op zondag 18 mei 2008, 15u20

Chapitre 1

Chapitre 1
[ Moi, Noa. ]



... : Euh, Noa ?

Moi : Hnnn...

... : Allez, réveille-toi. Owh ! Active, marmotte !

Moi, ouvrant les yeux : Lydie ? Ca fait bien 5 fois que tu me réveilles. On va en Allemagne, Lydie, tu sais bien que les longs voyages, c'est pas trop mon truc. Alors j't'en prie, laisse moi dormir ... c'est tout ce que je te demande...

Lydie, moqueuse : Eh justement. On est arrivées chez ma tante.

J
'ouvrai totalement les yeux.

Moi : T'es sérieuse ?!

Lydie : Alala Noa, vive les vacances ! J'espère que tu sais faire autre chose que dormir !

Moi : Ah mais naaaan ! J'vais tout tuer, tu vas voir ! ... [ Baillement ]

Lydie, moqueuse : Mouais, c'est bien parti. Bon, on sort ?

Moi : P'tetre...

Lydie, ouvrant la portière de la voiture : Mein gott ! Je pose un pied sur la terre allemande !

Moi : Super...

Lydie m'avait gentimment proposé de passer les vacances d'été avec elle chez sa tante, et j'avais accepté sans aucune hésitation. Mais juste réveillée, comme ça... ça ne me disait plutôt rien. Enfin. Je mis deux pieds à terre et me levai, un peu déséquilibrée. Un petit regard dans la vitre de la voiture me fit redescendre sur terre. Disons juste que j'avais une tête à faire fuir tous les garçons de la ville. No comment. Nous sortîmes nos affaires de la voiture, je pris mes nombreux sacs et rencontrai la tante de Lydie, Eva. Je n'étais pas timide envers elle, j'aimais découvrir les gens du moment qu'ils n'étaient pas trop envahissants ni trop froids. Lydie ne manqua pas de se moquer de moi auprès de sa tante en racontant mes << brillantes activités >> durant le voyage et Eva nous raccompagna le long du chemin menant à la maison. Elle me fit visiter, nous mangeâmes et, le soir arrivé, j'allai me coucher, une fois encore, et m'endormis... sur une toute nouvelle terre que je ne tarderais pas à découvrir.

# Gepost op zaterdag 03 maart 2007, 12u56

Gewijzigd op zaterdag 06 oktober 2007, 09u07

Chapitre 2

Chapitre 2
[ Moi, Noa. ]



Je me réveillai, désorientée. Je mis un bout de temps à me rappeler où j'étais. Le soleil éclairait mon visage endormi à travers les rideaux. Je cherchai à tatons le réveil de ma chambre, daignai ouvrir les yeux et aperçus les chiffres lumineux : 10h ?! Lydie voulait que je me lève tôt pour que l'on passe la journée au centre commercial... Je me réveillai doucement, ne m'affolant pas tant que ça. Deux mois de vacances nous attendaient et au fond, je ne comprenais pas vraiment pourquoi elle voulait sauter dans les boutiques dès le premier jour. C'est quand j'entendis un cri d'impatience venant de ma meilleure amie que je sursautai et me précipitai dans les escaliers en préparant dans ma tête de fausses excuses, comme je savais si bien les faire.

Moi : Lyly désolée, j'pensais pas que je dormirais autant...

Lydie : Va pas me faire croire que tu t'excuses ! Et ce surnom, laisse-le aux pétasses.

Je riai. Malheureusement - c'est mon point de
vue -, elle, elle me conaissait par coeur et mes coups de théâtre n'avaient jamais marché avec elle.

Moi : Alors aujourd'hui, journée shopping même s'il est tard, j'espère ?

Lydie : Tard ? De toutes façons, c'est toujours comme ça avec toi !

Moi : Je prends ça pour un oui...

Elle affirma de la tête.

Lydie : J'aimerais voir le style des allemandes.

Moi, baissant les yeux : Tu parles comme Enzo...

Lydie, déçue : Noa, pas de ça ici. Il est ta seule faiblesse, j'aimerais que tu la gardes au fond de toi.

Moi, insistant : J'ai l'impression de sentir sa présence derrière moi. J'aimerais tant me sentir libre...

Lydie : Un garçon n'enchaîne personne ! Tu es libre, et je vais te le prouver !

Elle me fit un sourire radieux et je le lui rendis, pas forcé
ment aussi brillant que le sien mais ça restait un sourire et c'était bon à prendre. Il n'était jamais bon de remémorer le passé avec Lydie. Enfin, ce passé. Mais, étrangement, elle avait ce pouvoir de détourner les pires choses d'une façon positive. Alors moi, je suivais, parce que je n'avais pas envie de voir les choses en noir, ni en rose. Je voulais goûter à toutes les couleurs.

Lydie : Allez, viens, patate !

Sur ces mots, elle me pri
t le bras et m'emmena en courant dans les escaliers.

Moi : Stooooop ! Tu m'emmènes où, barbie ??!

Elle me lança un de ces reg
ards qui sont sensés vous glacer le sang. Moi, je relevai un sourcil. Ca ne me faisait ni chaud, ni froid.

Lydie : Répète ça encore une fois et tu peux dire adieu à ton joli visage.

Elle so
urit et me réentraina dans la montée des escaliers.

Moi : Héééé ! doucement !

Arrivées à la salle de bain, elle me fit asseoi
r sur un tabouret, me regarda un instant, et je vis une lueur dans ses yeux.

Moi : J'ai toujours peur quand t'as une idée.

Lydie : Et tu as raison.

Moi : Euuuuh...

Lydie : Bon, alors.

Moi : N'utilise pas de waterproof, je t'en prie !

Elle fouilla t
ous les tiroirs de la salle de bain, dénichant tout et n'importe quoi, testant sur moi tout ce qui lui tombait sous la main, sous mes sarcasmes et remarques désobligeantes. Je n'avais jamais aimé me faire tripoter de partout. Mon visage n'appartenait qu'à moi ! Mais je me laissai faire, parce que sinon elle devenait folle. Et puis c'étaient ses mains sur ma peau, alors je ne craignai pas grand chose. Au bout d'une dizaine de minutes, elle me tourna vers le miroir afin que je puisse << admirer >>, d'après elle, le résultat.

Lydie, tout sourire : Wouhouuu !

Je rest
ais perplexe. Et bien, si j'avais su, je lui aurais demander de me maquiller plus tôt. Bref, j'étais... je me trouvais... simplement belle. Pas belle comme une poupée, non. Il n'y avait pas une touche de rose. En fait, le noir qui cernait mes yeux mettaient ces derniers en valeurs. Ils étaient plus bleus que jamais. Ca fait cliché, je sais, mais c'était vraiment beau.

Moi : Tu as renoncé à me faire ton mauvais coup ?

Lydie, haussant un sourcil : Lequel ?

Moi : Celui de me barbouiller de noir !

Lydie
: Ah... je trouvais ça un peu dépassé. Qu'en penses-tu ?

Elle
paraissait fière d'elle et ne le cachait guère, comme à son habitude.. Elle se maquilla à son tour, et le résultat fut tout aussi << spectaculaire >> . Une fois prêtes, nous descendîmes dans le salon où se tenait Eva. Elle nous détailla l'emplacement du centre commercial et la route à prendre. Elle nous énuméra aussi le comportement à adopter, ce qui nous fit rire car les règles n'avaient jamais été notre fort. Nous sortîmes, marchâmes tout en parlant et arrivâmes au bout de quelques minutes devant un... énooorme batiment. Avis aux amateurs de shopping ! La journée promettait d'être assez éprouvante...

Lydie, impressionée : Wouh... je crois qu'on ne va pas s'ennuyer..!

Moi, aux anges : Les mots sont pas assez forts pour décrire ça... C'est top...

Silence.

Moi : Tu t'attendais à ça, toi ?

Lydie : Vraiment ?

Moi : Hm.

Lydie : Non !

Et toute la fin de matinée se passa avec ce sentiment d'admiration, parcou
rant tous les magasins, s'arrêtant devant chaque vitrine... Fatiguées d'avoir couru de boutique en boutique et d'avoir dépensé une belle somme d'argent, nous reprîmes nos forces dans un petit bar << typiquement allemand >>, d'après Lydie. Nous mangeames donc et retournâmes à l'affût de quelque haut ou pantalon qui sorte assez du lot pour nous convenir. Nous aperçûmes soudain une énorme foule. Je remarquai qu'elle était notamment constituée de filles, des filles hystériques, pour peu dire :

Moi : Oh, des pétasses !

Lydie : Ouais...

Moi : Qui serait capable de regrouper un tel nombre de filles ?

Elle me regarda avec un regard c
omplice, signe que ma question était inutile puisque la réponse était enfouie au fond de chacune de nous.

Moi : On se renseigne quand même ?

Lydie : Ouais, mais je te préviens : si yen a une qui me gueule dans les tympans, je lui en fous une...

Nous cherchions quelque indice venant d'autre chose que d'hystériques, quand nous entendîmes :

... : SEANCE DE DEDICASSES DES TOKIO HOTEL ! MESDEMOISELLES, OUI, LES TOKIO HOTEL ! SOYEZ NOMBREUSES, VENEZ RENCONTRER LE GROUPE ROCK LE PLUS EN VOGUE DU MOMENT ! RENDEZ-VOUS AU PREMIER ETAGE !

Lydie et moi nous regardâmes et sourîmes : nous ne nous étions pas trompées.

Lydie : Bingo...

Moi : On y va ?

Elle réfléchi
t un moment, grimaçant en regardant les jeunes allemandes qui se bousculaient.

Moi : Ok, je retire. Un bain de foule, ça m'tente pas trop.

Lydie : Sois pas déçue ! Le must, c'est que comme tout le monde est là, ya personne dans les magasins...

Elle commença
à me chatouiller. Je ne pus pas résister. Elle conaissait mes points faibles ! Mes cris et mes rires résonnaient dans tout le bâtiment, mais personne ne nous remarqua, tellement les cris des fans se faisaient entendre.

Moi : Pour...quoi...tu...fais...ça...? Sa...sa...lope...! C'est...pas...comme...ça qu'on...va...dé..valiser...les maga...sins !

Vexée d'avoir été traitée ainsi, ruminant à sa future vangeance, je profitai de son inatention pour me relever. Je
me mis à courir, mais j'avais tellement peu de souffle qu'elle me rattrapa et me chatouilla les hanches. Je me mis à terre, pliée en deux. Au bout d'un moment, j'étais tellement épuisée que je n'arrivais même plus à rire. Elle s'arrêta donc et elle se laissa tomber à mes côtés. Nous étions comme deux jeunes filles abandonnées au milieu d'un centre commercial, d'habitude nous narguions les gens qui étaient trop coincés pour oser faire une telle chose. Mais ce jour-là, il n'y avait personne pour nous regarder. Ca nous faisait bizarre, mais au moins nous étions tranquilles, loin des jugements démesurés.

Lydie : Noa... j'ai envie de te faire chier !

Moi : What ?

Lydie : Un petiit pari ?

Moi : Nan ! Ta gueule !

Lydie : Bah, je m'en fous de ton avis. Ecoute. Les Tokio Hotel sont de sortie, je te propose de chanter les paroles du refrain que tu as inventées sur Durch Den Monsun.

Moi : Sinon ... ?

Lydie : Sinon, je te fous à poil devant tout le monde.

Moi : Tu n'oserais pas !

Silence.

Moi : Tu n'oserais pas !!!

Silence.

Moi : J'ai dit : TU N'OSERAIS PAS !!

Silence.

Moi : Nein ! Arrête ! C'est plus un pari, c'est du chantage !

Lydie : C'est un point de vue.

Moi : Mais tu rêves ! J'suis pas à tes pieds !!

Lydie : Dégonflée !

Moi : Moi ? MOI, DEGONFLEE ?! Tu veux rire, j'espère ?! T'as oublié le jour où j'ai...

Lydie : Epargne-moi le récit de tes exploits ! Tu n'es pas dégonflée ? Prouve-le moi !

Je soupirai. Elle n
'aurait pas fait marcher son chantage, mais elle trouvait toujours le truc. J'osais agir. J'avais toujours osé agir. Je n'avais pas peur, et je détestais qu'on fixe sur moi un quelconque jugement. Même si c'était un jeu. Alors j'allais le faire, même si... Non, j'allais le faire.

J'entam
ais le refrain :

Je n'arrive plus à rien,
Pourquoi suivre mon destin ?
J'en suis arrivé là ;
Oh, regarde-moi...
Aff
rontons nos peurs,
Ecoutons n
os coeurs...
J'y crois tu mérites tant de bonheur
Peu importe si ce n'est pas avec moi...


Lydie me regardait avec un sourire, qui semblait signi
fier << victoire, elle s'est enfin décoincée, alala ça a été dur >> . Au moment où elle regarda derrière moi, l'expression de son visage changea. Je me retournai à mon tour, après avoir remarqué que la plupart des cris avaient cessé, et constatai que la plupart des gens nous regardaient...

# Gepost op zaterdag 03 maart 2007, 15u20

Gewijzigd op zaterdag 06 oktober 2007, 09u07

Chapitre 3

Chapitre 3
[ Moi, Noa. ]



Au moment où elle regarda derrière moi, l'expression de son visage changea. Je me retournai à mon tour, et constatai que la plupart des gens nous regardaient... D'un air... plutôt... agressif ? Oui, agressif.

Moi : Qu'est-ce qu'elle a la pétasse, là-bas ? Elle veut que je lui détruise ses seins en plastique ?!

Lydie : Hem.

Elle me reteint
par le bras pour que je calme mes envies de meurtre.

Lydie : On se fait tuer par les groupies en folie ou on court. Choisis !

Moi, la nargant : T'aurais quand même pas la trouille...?

Lydie : Je tiens pas à figurer dans tous les journaux de la ville !

Moi : Et après c'est moi la dégonflée ?! J'hallucine !

Lydie : Erreur ! T'as pas le temps d'halluciner ! ... bon, ben moi j'y vais !

Moi : Où ça ?

Lydie : Ehh jsais pas ! Salut !

Je la regar
dai s'éloigner en souriant. Ce coup-là, j'allais le retenir ! Pour lui faire du chantage, à mon tour... Elle revint très vite et m'attrapa le bras.

Lydie : J'suis toute seule !

Moi, moqueuse : J'avais remarqué.

Lydie : Viens avec moi !

Moi : Tu veux courir !

Lydie : Oui !

Je me détachai de son étreinte et courus de toute mes forces. Après avoir enfin compris que j'étais partie sans elle, je l'entendis courir derrière moi en marmonnant avec le souffle qui lui restait. J'entendis quelque chose tomber. Je me retournai et, ne voyant rien de plus qu'un jeune homme, je continuai ma course. Lydie m'avait rattrapée.

Lydie : Je...dès...qu'on est en sécurité, tu..tu vas voir !

Je
riais, mes cheveux volaient derrière moi et j'avais l'impression de courir sur ma vie, d'écraser les moindres chagrins. J'étais bien, là. Même si je n'en pouvais plus, de toutes façons je ne commandais pas mes jambes. Tout allait si vite, il n'y avait personne pour m'arrêter, ma meilleure amie était là, alors je me foutais du reste. Je disais donc qu'il n'y avait rien pour m'arrêter... ou presque.

Je ne
compris pas lorsque mes jambes s'arrêtèrent et celles de Lydie par la même occasion. Alors pour toute réponse je levai la tête, et ma curiosité fut nourrie. Un gars barraqué de noir vêtu se tenait devant moi, un talkie-walkie à la main droite et une oreillette dans l'oreille gauche, un autre plus grand devant Lydie. Des gardes du corps. Hm, pourquoi pas ? Je les regardai tour à tour avec une mine de défi, celle que tous les délinquants adoptent lorsque les flics les interrogent, celle que j'adore.

Garde du corps n°= 2 : Mesdemoiselles, veuillez bien nous suivre...

Lydie : Et si on veut pas ?

Garde du corps n=° 2 : C'est pas grave, ça !

Il la souleva et
celui qui était devant moi fit de même.

Lydie & Moi : Hey !!

Lydie : Vous faites quoi, là ? Lachez-moiiiii !!

Ils nous emmenèr
ent à l'extérieur du centre, poursuivant en silence sous les sarcasmes de Lydie :

Lydie : Je peux être très méchante, si vous voulez !

Je
levai les yeux au ciel et soupirai. Elle commençait sérieusement à me souler...

Lydie : Vous ne me lâchez toujours pas ?! Très bien ! Alors, regardez... votre nez est de travers et votre...

Moi : Ta gueule !

El
le me regarda et leva les yeux à son tour. J'avais au moins réussi à la faire taire.

Garde du corps n°= 1 [ celui qui me porte ]: Bon. Vous vous êtes fait pas mal remarquer, et faut dire que ça n'a pas plu aux fan. Nous avons comme ordre de vous ramener chez vous afin qu'il ne vous arrive rien, même si j'aimerais faire autrement [ regard vers Lydie].

Moi : Owh ! C'est gentil, ça !

Garde du corps n°= 2: Ah, toi t'es plus sympa ! C'est toi que j'aurais dû porter !

Lydie : Pf ! C'est qu'une fayote !

Garde du corps n°= 2 : Au moins, elle fait semblant !

Je ri
ai. Il nous fit asseoir dans un van noir et un des deux vigils partit. Celui qui restait nous demanda où il devait nous emmener et nous ramena donc chez Eva... Une fois arrivés, je le remerciai, au contraire de Lydie qui avait choisi de l'ignorer totalement. Nous nous engageâmes dans l'allée de la maison.

Lydie : T'es gonflée, quand même !

Moi : Ecoute, en France, on fout le bordel comme on veut. Mais ici j'veux pas d'ennuis ! On est là pour passer des vacances, pas pour visiter les postes de police !

Lydie : Ouais...

Moi : Lydie, tu sais que j'ai raison.

Lydie : Mais oui. Tu as toujouuurs raison. [ soupir ]

Nous ren
trâmes dans la maison, mangeâmes toutes les deux puis qu'Eva travaillait. Tandis que le soleil se couchait, nous regardâmes nos achats et j'étais fière d'avoir trouvé le t-shirt à damier que je cherchais depuis des mois. Lydie retrouvait le sourire, ce qui n'était pas mal non plus.

Moi : Au fait, faut que j'appelle ma mère... Je vais chercher mon portable, il doit être dans mon sac...

Lydie : Encore ?

Moi : Oui, encore.

Lydie [soupir] : J'te comprendrai jamais.

Moi : Rassure-toi. Moi non plus, je ne comprends pas. Elle ne m'appelle jamais. Enfin bon... on dit qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

Lydie : C'est donc parce que tu es imbécile que tu ne reviens jamais sur tes décisions ?

Moi : C'est parce que je ne veux pas perdre de temps. Oh, et j'ai pas à me justifier ! Je t'emmerde.

Lydie : Sympathique !

Moi : Comme d'hab. Bon, jvais chercher ce foutu portable.

J'
allai donc dans ma chambre afin de le chercher, mais... je ne le trouvai pas. Complètement disparu. Un peu paniquée, je redescendis à la cuisine. Mon portable c'était mon bout de moi en France, peut-être qu'il n'y avait personne qui m'y aimait mais j'y tenais.

Moi : Lydie, t'as pas vu mon portable ??

Lydie : Non, pourquoi ?

Moi : Je le trouve pas...

Lydie : Merde. T'es sûr que tu l'avais dans ton sac ?

Moi : Oui ! Je m'en suis même servie quand on était au centre commercial !

Lydie : T'as dû le faire tomber quand on courait..

Moi : J'pense pas... oh !

Lydie : Quoi ?

Moi : Ouais, effectivement, quand on courait... j'ai entendu un truc tomber, j'me suis retournée et j'ai juste vu un gars.. tu crois qu'il l'a ramassé ?

Lydie : J'sais pas. Va te reposer, on verra ça demain.

N
ous partîmes chacune dans notre chambre, après que je lui aie fait un bisou sur la joue en prenant bien soin de baver pour la faire enrager.






Le lendemain, je me réveillai : le soleil, une fois de plus, éclairait mon visage. Il était 9h30 Je sortis de ma chambre et croisai Lydie ; nous descendîmes à la cuisine et déjeunâmes. Je partis me préparer dans la salle de bains, lorsque j'entendis la sonnette, puis Lydie se précipiter pour ouvrir. Une voix masculine résonna dans la maison. J'essayai d'écouter, mais j'étais trop loin pour entendre la discution.

Lydie, criant : Noaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Moi, criant : Ouiiiiii ?

Lydie, criant : Viiiiiiiiiiiens !!!! Ya quelqu'un pour toiiii !

Q
uelqu'un ? Pour moi ? Quelqu'un pour moi ?

Moi : J'arriveeeeee !

Je desc
endais donc, et aperçus Lydie et, dans l'encadrement de la porte, un garçon... ce garçon... celui d'hier, au centre !. Je me précipitai sur lui.

Moi : Salut.. hem... je... tu aurais pas, par hasard..?

The boy : Ton portable ? Ehhh si ! Tiens.

Soul
agée, je pris mon portable qu'il me tendait gentiment et lui souriai en guise de remerciement.

Moi : Mais... comment t'es atteri ici ?

The boy : Eh ben.. j'ai trouvé qu'une solution pour te le ramener.. alors j'ai regardé dans ton répertoire, c'était pas allemand alors j'ai rien compris, mais j'ai fini par trouvé une adresse allemande... donc chuis venue.. voilà, rien de plus.

Moi : Merci ! C'est gentil d'avoir fait tout ça...

The boy, tout sourire: Ne t'inquiète pas, ça me fait plaisir. Les filles, je peux vous inviter à venir boire un café avec moi ?

Lydie me r
egarda, puis me sourit, amusée.

Lydie et moi : Pourquoi pas ?

Lydie : Hem par contre, faut que j'aille me fringuer un peu mieux.. me maquiller, tout ça...

Moi : Et moi, j'avais pas fini de me préparer !

Nous nous regardâmes avant de réaliser et de nous précipiter vers la salle de bains. Malheureusement, elle arriva largement avant moi et eut même le temps de me fermer la porte au nez. Je soupirai et retournai à la porte voir le garçon qui n'avait pas bougé d'un seul centimètre. Entre.. j'suis pas chez moi, mais tu vas pas rester à la porte..

The boy : Ah ? Ben..

Moi, souriant : T'inquiète pas ! Ici, tout le monde fait comme chez soi..

Il haussa les épaules :

The boy : Si tu le dis...

Je pris
une chaise et il fit de même à côté de moi. Nous parlâmes et quand Lydie sortit enfin de la salle de bains, je m'y précipitai à mon tour en lui laissant ma place dans le salon. Je finissais de me préparer er rejoignis les autres. Lydie courut prévenir Eva qui dormait encore et nous sortîmes de la maison. Le garçon nous mena à un bar et, une fois installés, il prit un café, Lydie un orangina, et j'optai pour un verre d'eau car rien ne me tentait, le matin. Nous discutâmes pendant pas mal de temps. J'appris qu'il s'appelait Yan, qu'il avait 17ans et travaillait en tant que journaliste.

Yan : Je vous avoue que si je vous ai invitées, ce n'est pas sans arrière-pensée. En fait, comme je vous ai dit, je travaille pour Bravo et nos rubriques sont plutôt vides ce mois-ci. Nous comptions caler quelques interviews des Tokio Hotel et ce serait sympa si on pouvait parler aussi de ce qui s'est passé hier... ce serait plus original que de parler des fans qui se bousculent pour eux aux concerts, aux concours ou encore aux séances de dédicasses...

Je lançai un regard hésitant à Lydie...

Lydie : Bah c'est-à-dire que... je ne veux pas que l'on transforme nos paroles, et que l'on ne dise que des conneries dans les journaux. Je ne comprends pas tout ce qui se passe, c'était seulement un pari à la base !

Moi : Sur ce coup-là, tu peux t'en prendre qu'à toi ! Jte laisserai parler !

Yan : Ne vous inquiètez pas.

Lydie & Moi : C'est facile à dire !

Yan : Je suis sérieux. Je veillerai à ce que tout ce que vous direz soit publié au mot près. Je crois que vous avez une vision bien négative des journalistes. Alleeeeez, acceptez...

Moi : Hm...

Yan : Noa, Lydie, dites ouiii... Ca ne vous coute rien. Vous n'aimez pas prendre de risques ?

Lydie et moi, avec un sourire complice : Oh, que si...

Sur c
e, nous nous levâmes et fimes un clin d'oeil à Yan. Il nous sourit et se leva à son tour. Il nous mena jusqu'au journal où il travaillait. Des limousines garées devant le bâtiment, des gardes devant les portes, et, quand nous entrâmes, je découvris un autre monde. Plein de gens débordés de partout, certains au téléphone, d'autres enfermés dans des bureaux à rédiger leur article, et même certains acceuillaient des célébrités. Tout cela semblait si sérieux ! Je me demandais ce que nous faisions là... Yan nous présenta à quelques personne "importantes", d'après lui, puis à un autre journaliste, celui qui, apparemment, se chargerait de notre interview. Il m'a même semblé qu'ils parlaient de nous emmener en séance photos [...] . L'interview se passa très bien, Lydie et moi parlâmes chacune notre tour, le journaliste fut très aimable et respectueux. Pour nous ça restait un jeu, c'était idiot mais nous aimions les défis et les nouveautés, alors nous nous mettions en avant. L'interview se finit, le temps avait passé si vite... Nous sortîmes du bureau et Yan nous rejoignit.

Yan : Alors, les filles, ça vous a plu ?

Lydie : Ouais ! c'était génial, ça s'est super bien passé. Bon, Noa... Go ?

Moi : Hm !

Yan : Non, attendez ! Ce n'est pas fini..

Lydie & Moi : Pardon ?

Yan : Non. Je dois vous emmener à l'étage. La directrice du magazine veut que l'on organise une séance photos avec vous.

Lydie : Haha ! T'es drôle, Yan !

Yan : Je rigole pas..

Lydie : Répète ça !

Yan : Ben.. je rigole pas !

Lydie : Hein ?

Moi, moqueuse : Laisse tomber, elle est bouchée.

Lydie : QUI est bouchée ?

Moi : Vraiment, vraiment bouchée.

Lydie : QUI est bouchée et demande toujours à sa charmante voisine de classe qu'est-ce que vient de lui demander le pro...

Moi : Ca va, ça va !

Lydie : Je préfère ça.

Yan : Hem, les filles... désolée mais faudrait y aller, là...

Lydie : Euh... attends là, j'ai jamais fait ça d'ma vie..!

Moi : Tu parles ! Toujours en train de te prendre en photos !

Lydie : Noa ?

Moi : Oui ?

Lydie : Ta gueule !

Yan : HEM ! Faut pas vous inquiéter. Y'a un début à tout ! Vous verrez, le photographe est super. Venez...

Lydie
sourit et je me forçai à faire de même. Nous montâmes donc à l'étage, Yan nous présenta à nouveau à quelques personnes, puis nous arrivâmes dans le bureau du photographe -trop stylé, le gars !- . Nous fîmes conaissance avec lui, il m'adressa un grand sourire et nous expliqua comment allait se passer la séance. Il nous indiqua les vestiaires, dans lesquels se trouvaient nos piles de vêtements, << toutes prêtes >>. Lydie et moi entrâmes donc dans le vestiaire, imitant les stars du style "je suis le reiiine". Nous rigolâmes un bout de temps avec nos conneries. Ensuite, nous découvrîmes nos vêtements avec beaucoup d'amusement et d'admiration. Et oui, on allait porter des vêtements que l'on voit porter les stars dans les magazines... Mais ça ne nous impressionait pas tant que ça car nous ne sentions pas les célébrités au-dessus de nous, pour nous c'étaient juste des personnes qui avaient de la chance. Nous enfilions donc les vêtements et nous nous admirâmes tout en riant. Lydie trouva une grande casquette et me la mit sur la tête. On était mortes de rire, je n'y voyais plus rien, elle couvrait mes yeux... Je faisais des poses quand j'entendis la porte s'ouvrir et le rire de Lydie stopper net. Je ne comprenais pas, mes yeux ne voyant que le noir, je continuai donc dans mon délire....

... : Excusez-moi. Je venais juste chercher... ceci.

Je senti
s quelqu'un s'approcher de moi et oter la casquette de ma tête...

# Gepost op zondag 04 maart 2007, 04u32

Gewijzigd op zaterdag 06 oktober 2007, 09u07

Chapitre 4

Chapitre 4
[ Moi, Noa. ]



Je me retournai ; le garçon en question était déjà en train de sortir. J'eus juste le temps de l'apercevoir. Une silhouette élancée, des dreads, un baggy et un beau sweat blanc. Il tenait la casquette dans sa main... Il disparut dans le couloir, et la bouche de Lydie restait éternellement grande ouverte.

Moi : C'était... ?!

Lydie : Tom. Tom Kaulitz.

Les mot
s semblaient s'être dispersés dans l'air, nous n'arrivions plus à dire une seule phrase. Sans doute parce que les choses les plus belles étaient les plus incrédibles. Ce n'était pourtant qu'une star, un garçon banal à deux seules particularités : son talent et sa célébrité. Mais... il y a toujours un mais. Je lachai enfin :

Moi : Bon... on y va ?

Lydie : Où ?

Moi : A la séance photos ! YOUHOU !

Lydie : Oui ça va j'ai compris !

Moi, moqueuse : Menteuse.

Nous entrâmes dans
la salle destinée à nous maquiller. Nombre de gens semblaient nous attendre. Nous oubliâmes quelques instants ce qui venait de se passer et je me laissai pomponner en essayant d'oublier que je détestai ça. Je fermai les yeux pendant que l'on s'affairait à me maquiller et me coiffer. J'espérais juste de pas ressembler à une sorte de barbie. Je tentai de ne pas penser à la chose à laquelle j'allais ressembler. 20 minutes plus tard, je rouvris les yeux et laissai échapper un soupir de soulagement. Mes lèvres s'étalèrent en un grand sourire. C'est exactement ce que je souhaitais, mais je n'osais pas l'imaginer de peur d'être déçue. C'était le style même que j'espérais avoir mais je n'avais jamais eu assez d'argent pour me le payer. Lydie s'assemblait avec moi, nous n'étions pas du tout pareilles et c'est ça qui nous fit rire. Cela changeait de d'habitude. Les maquilleuses ne semblaient pas fière d'elles, j'imaginai qu'elles avaient dû coiffer << plus beau >> et << plus belle >> ou bien qu'elles avaient pris la grosse tête et qu'elles n'étaient pas surprise de faire quelque chose de bien. Elles nous indiquèrent ensuite vaguement l'emplacement de la salle où devait se dérouler la séance photos. Nous nous y rendîmes, sourire aux lèvres.

Moi : Ca me fait mal de le dire, mais t'es magnifique. [moqueuse] J'en serais presque jalouse !

Lydie : Ce compliment est si joliement fait que je te le retourne.

Moi : Merci. Et si on y allait ?

Lydie : Ouais. Ils doivent nous attendre.

Moi : Oh, ça je m'en fous.

Lydie, riant : Moi aussi ! C'est juste que je veux sentir les regards posés sur nous.

Nous
entrâmes dans la salle et retrouvâmes Yan, le photographe et un autre jeune homme, que nous ne conaissions pas encore. La salle était assez étendue, plein d'éléments de décoration étaient disposés dans un coin, et, bien sûr, au centre se trouvaient des appareils photos et tout l'attirail. Le jeune homme nous serra la main et nous fit un sourire coquin. Il nous faisait un clin d'oeil à chaque fois qu'il disait une phrase. Il ne m'inspirait rien, mais je me taisais. Je n'avais pas envie de m'emporter et de gâcher cette journée qui semblait me sourire.

Le jeune homme : Je suis décorateur [clin d'oeil] . Enchanté [clin d'oeil] . Appelez-moi Enzo [clin d'oeil] .

Enzo ? C
'en était trop. Les larmes me montaient rien qu'à penser à mon ex et à toutes ces souffrances qui me hantaient encore. Lydie s'en aperçut, mais ne dit rien, juste un regard las posé sur moi. Ce souvenir se liait à elle, elle ne pourrait jamais se mettre à ma place, alors elle, ça la gonflait pendant que moi je souffrais. C'était de sa faute, au fond, et je m'efforçai de ne pas y penser. Parce que je l'aimais, elle m'aimait, et je ne voulais en aucun cas foutre en l'air la seule véritable amitié que j'aie eue dans ma vie. Seulement ce souvenir commençait à devenir insupportable car il prenait possession de moi. Il me fallait sortir, respirer quelque chose qui m'affirme que tout ça était bel et bien fini.

Moi, m'adressant au photographe : Excusez-moi... Je peux sortir quelques minutes ? Je... je ne me sens pas très bien.

Le photographe, surpris : ... bien sûr. Nous allons commencer par photographier Lydie. Tu connais le chemin ?

Moi, sourire forcé : Ca ira.

Je so
rtis et autorisai une larme à couler sur ma joue. Une larme mêlée de tant de choses que je ne savais moi-même pas vraiment à quoi elle revenait. Je me laissai glisser contre le mur et enfouis mon visage dans mes genoux. Pourquoi ? Pourquoi étais-je si faible au fond alors que je paraissais tout le contraire avec mes airs agressifs et défiants ? C'est lui qui m'avait appris à être comme ça, méfiante et mauvaise. J'avais lâché tous les principes pour être quelqu'un que les gens regardaient de travers. Juste pour être une de celles qu'il détestait, pour que les garçons comme lui ne m'approchent plus.

Dès q
u'il m'arrivait des choses extraordinaires, il revenait toujours dans mes pensées et gachait tout. Tomber amoureux... A quoi bon ? Pour souffrir ?! Non, je ne voulais plus jamais ressentir ce sentiment... Je ne demandai qu'une télécommande pour ordonner à mon coeur d'oublier...

Je tentai
tant bien que mal de me calmer, car j'étais à présent entraîner dans une crise de larmes que je conaissais bien depuis qu'il m'avait laissée... mais je commençai à hoqueter à travers mes pleurs. Je ne pouvais plus oublier Enzo un seul instant. Soudain, un bruit retentit : SHPLAF ! Je relevai tout de suite la tête et aperçus un corps étalé par terre, évanoui. J'essuyai mes larmes d'un revers de la main et me précipitai à l'aide de cette personne. Je retournai le corps afin d'apercevoir son visage et le reconnus avec panique : Bill Kaulitz ?!!

Moi, entre deux hoquets : Hey... ré... hic ! Réveille-toi ! Réveille-toi !!

J'essayai alors d'oublie
r un instant qui il était et de ne voir qu'une personne en danger pour laquelle je devais tout faire. Seulement j'avais tout essayé et rien n'y faisait. J'aurais tellement voulu m'en sortir toute seule et me prouver à moi-même que j'étais capable de faire quelque chose de bien... Je courai finalement chercher de l'aide, il était sûr que je n'allais pas le laisser dans cet état.. Je trouvai deux hommes et leur montrai Bill. Ils me poussèrent avec violence et se précipitèrent sur lui. Pas un mot désagréable ne s'échappa de ma bouche, en tant normal je les aurais pourtant traité de tout. Les yeux de Bill s'ouvrirent timidement, ils croirent mon regard et semblèrent se figer sur mon visage triste, puis ils se refermèrent. Les deux hommes le portèrent et partirent sans me dire un mot, pas même un remerciement. L'ignorance totale. Plic, plic, plic... Je pleurai de nouveau et mes larmes s'écrasaient sur le sol. Comment pouvais-je m'en sortir si personne n'était là pour moi ? Plic, plic, plic... J'étais là, au milieu d'un couloir qui n'avait aucune logique à mes yeux.. Je murmurai à moi-même les paroles de "Rette Mich", chanson qui avait le pouvoir de m'apaiser par sa tristesse et sa beauté. C'est ça qu'il me fallait : quelqu'un capable de sécher mes larmes et de me redonner l'envie de vivre sans me forcer à être quelqu'un que je n'étais pas. Le problème, c'est que la personne que je n'étais pas, je m'étais habituée à l'être. Et cela ne voulait plus rien dire. Ni pour moi, ni pour personne...

Je
revins soudain à la réalité et m'aperçus que cela faisait à présent une demi-heure que j'étais sortie de la salle. Je rentrai alors et le petit monde fut alerté par l'état de mon visage. Mon noir avait coulé, mon sourire s'était envolé et mon teint était blanc ; je l'avais vu dans le miroir en face de moi. Lydie courut dans ma direction et me serra extrêmement fort dans ses bras, comme si elle avait peur que je lui échappe. Je ne comprenais pas son geste. Nous étions amies, meilleures amies mais nous ne faisions jamais des choses de ce genre. Surtout lorsque mon malheur provenait de ce passé... Je sentis son souffle dans mon oreille.

Lydie, chuch
otant : Je t'avais dit de l'oublier...

Je ne sen
tais rien de rassurant dans sa voix, c'est surtout ça que je voulais oublier... je voulais juste penser qu'elle était là pour moi et pour me comprendre...

Personne
ne dit mot, jusqu'à ce que Yan nous interrompit timidement.

Yan : Je crois que tu as besoin de te reposer. Ne t'inquiète pas, on continuera tout ça plus tard. Je vais demander à quelqu'un de vous ramener chez vous...

Je t
entai de m'éclaircir la gorge. J'avais honte de m'être montrée ainsi. Je m'interdisais ce genre de comportement devant les gens. Je devais être forte, très forte. Peut-être trop forte pour que ce soit réalisable.

Moi : Désolée.

Nous descendîme
s toutes les deux, Lydie se tenait éloignée de moi. Je regardais le sol, ne voulant pas croiser son regard, et que personne ne me voie dans cet état ni ne puisse déchiffrer mon malheur. Lorsque nous sortîmes, je levai enfin les yeux et aperçus les secours. C'était sans doute pour Bill... En effet, j'aperçus plusieurs personne s'animer autour de lui. Je détournai mon regard. Nous montâmes dans un quatre-quatre qui nous ramena en quelques minutes chez Eva. Je partis directement me coucher, sans une parole pour Lydie. J'avais assez pleuré aujourd'hui, et c'était en partie à cause d'elle. Mais il ne fallait plus que je pense ça. Alors je m'endormis presque aussitôt, abandonnant mon âme, mes soucis et mes peines au monde des rêves...

# Gepost op zaterdag 10 maart 2007, 07u58

Gewijzigd op zaterdag 06 oktober 2007, 09u07